Le CNSR célèbre ses 25 ans et adopte trois nouvelles recommandations pour la sécurité routière
Publié le 22 septembre 2026
Le Conseil national de la sécurité routière (CNSR) a célébré, le 17 septembre à Paris, le 25e anniversaire de sa création. Cette journée a été marquée par l’adoption de trois nouvelles recommandations destinées au Gouvernement et par plusieurs tables rondes consacrées aux grands enjeux de la sécurité routière. L’expertise automobile y était représentée par Laurent Hecquet, directeur du MAP, l’Observatoire des experts de la mobilité de la FFEA.
Réunis le 17 septembre à l’Espace Centenaire de la RATP à Paris, les membres du Conseil national de la sécurité routière ont consacré la matinée à une réunion plénière organisée à l’occasion des 25 ans du CNSR.
La journée s’est déroulée notamment en présence de Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, d’Estelle Balit, déléguée interministérielle à la Sécurité routière, d’Yves Goasdoué, président du CNSR, et de Jean Todt, envoyé spécial du secrétaire général des Nations Unies pour la sécurité routière.

Trois recommandations issues des travaux du CNSR
Temps fort de cette matinée, la réunion plénière a permis au CNSR d’adopter trois recommandations issues des travaux conduits au sein de ses commissions. Avant leur mise au vote, chacune d’elles a été présentée par le président de la commission concernée. Ces présentations ont été suivies d’échanges avec Marie-Pierre Vedrenne, permettant notamment de connaître la vision du Gouvernement sur les sujets abordés. Les trois recommandations adoptées par le CNSR ont vocation à être adressées au Gouvernement.
La première recommandation est issue des travaux de la commission « Éducation routière, apprentissage tout au long de la vie, risque routier professionnel ». Elle porte sur le renforcement du continuum éducatif en matière de sécurité routière. Elle propose notamment de développer l’apprentissage de la sécurité routière tout au long de la scolarité, de renforcer la perception du risque et le partage de la route entre les différents usagers, mais aussi de favoriser l’apprentissage anticipé de la conduite. Elle prévoit également des dispositions concernant les nouvelles formes de mobilité et certains véhicules accessibles dès 14 ans.
La deuxième recommandation résulte des travaux de la commission « Infrastructures, innovations technologiques, partage de la route, actions locales ». Elle propose la création d’une Journée nationale des victimes des drames de la route. L’objectif est à la fois de maintenir une mémoire collective des victimes, de soutenir les personnes et les familles touchées et de faire de cette journée un temps national de sensibilisation et de mobilisation en faveur de la prévention des risques routiers.
La troisième recommandation a été élaborée par la commission consacrée à la santé, aux addictions, aux déviances comportementales, à l’aptitude à la conduite et à la prise en charge des victimes routières. Elle concerne l’aptitude médicale à la conduite. Dans le cadre de la mise en œuvre de la directive européenne 2025/2205 relative au permis de conduire, le CNSR recommande la mise en place d’un auto-questionnaire préalable à la délivrance ou au renouvellement du permis, en alternative à un examen médical systématique pour les catégories de permis concernées.
Le dispositif proposé est conçu comme un outil de prévention et d’orientation. Il doit notamment permettre au conducteur de s’interroger sur son aptitude à conduire et, lorsque cela apparaît nécessaire, de l’orienter vers une évaluation par un médecin agréé. La recommandation prévoit également une expérimentation du dispositif avant sa généralisation.
Trois tables rondes pour élargir la réflexion
Après la réunion plénière, les travaux se sont poursuivis autour de trois tables rondes réunissant représentants des pouvoirs publics, chercheurs, experts et acteurs associatifs.
Elles ont successivement porté sur le partenariat entre l’État, les collectivités locales et les associations, la sécurité routière en Europe et à l’international, puis la recherche, l’innovation et la prise en charge des victimes.
Ces échanges ont notamment associé des représentants du Cerema, des Nations Unies, de la Commission européenne, de l’European Transport Safety Council, de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), de la Dirección General de Tráfico (DGT) espagnole, de l’Inserm et de l’UTAC, ainsi que des associations engagées dans la prévention routière et l’accompagnement des victimes.
L’expertise automobile représentée au sein du CNSR
L’expertise automobile était représentée lors de cette journée par Laurent Hecquet, directeur du MAP, l’Observatoire des experts de la mobilité de la FFEA, membre titulaire du Conseil national de la sécurité routière en qualité de représentant de la CFEA (Confédération française de l’expertise automobile).
Cette représentation permet à la profession de participer aux réflexions conduites au sein du CNSR sur les évolutions de la sécurité routière et des mobilités, notamment dans le cadre des travaux de ses commissions.
Une question de fond a également traversé les échanges de cette journée anniversaire : pourquoi la sécurité routière semble-t-elle aujourd’hui marquer le pas en France ?
Cette question sera au cœur du prochain webinaire du MAP, organisé le 15 octobre, avec notamment la participation d’Yves Goasdoué, président du CNSR. L’occasion d’interroger les évolutions de l’accidentalité, mais aussi les nouveaux usages, comportements et enjeux auxquels la politique de sécurité routière doit aujourd’hui faire face (lien vers l’événement du MAP)

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